mardi 15 juin 2010

APPEL DU RESEAU DES ENSEIGNANTS DU PRIMAIRE EN RESISTANCE

Nous ne sommes pas des veaux !
Cessons de ruminer, agissons !

Ce gouvernement a déjà pratiquement réduit à néant l'accueil des 2 ans en école maternelle,
il a diminué le nombre d'heures de classe en élémentaire. Les RASED ont été saignés, les budgets des associations complémentaires à l’Education ont été asséchés, la formation des maîtres a été mise à mal pour économiser les traitements des étudiants-stagiaires.

Eh bien il prétend aller encore plus loin !

Les recteurs ont reçu des consignes claires pour « respecter la contrainte du non-remplacement d’un départ sur deux pour la période 2011/2013.»

Il leur est demandé :
·   d'augmenter les effectifs des classes, jusqu'au seuil de 32 élèves par classe en maternelle,
·   de fermer les petites écoles : les établissements seront plus impersonnels et plus lointains,
·   de confier les remplacements à des vacataires qui ne bénéficieront plus d’aucun statut digne de ce nom, ni d'aucune formation,
·   de réduire les temps de formation continue proposés aux enseignants, et le nombre des conseillers pédagogiques,
·   de finir de détruire les RASED encore existants...  

L'école bradée pour rien :

17 000 postes supprimés, c'est une économie d'à peine un demi-milliard par an.

A titre de comparaison :
- le coût de la TVA dans la restauration, c'est 4,6 milliards d'euros par an,
- le coût de la loi du "paquet fiscal" est de 13 à 14 milliards d'euros par an,
- le coût de la fraude fiscale se situe entre 29 et 40 milliards d'euros par an.

Ce gouvernement brade notre avenir pour protéger les profits de quelques-uns.

Le Réseau des enseignants du primaire en résistance appelle
à une résistance collective et citoyenne :

Nous interpellons tous les syndicats et tous les collègues enseignants pour que cesse enfin le chacun pour soi et que s'organise une véritable résistance collective offensive jusqu'à la cessation des attaques répétées contre l'école publique. 

Nous appelons les collègues des écoles :
·   à refuser collectivement l'encadrement des professeurs stagiaires à la rentrée prochaine,
·   à dénoncer ouvertement tout cas de classe de plus de 28 élèves, et de non-remplacement d'un collègue absent, par courrier public aux parents et à l'inspecteur...
·   à ne pas mettre en place les stages de remise à niveau, l’aide personnalisée qui servent de justification à la suppression des RASED,
·   à boycotter la gestion par le chiffre qu'on veut nous imposer : évaluations nationales, projets d'école intégrant les taux de réussite à ces évaluations, fichier Base Élèves,
·   à signer massivement la Charte de résistance pédagogique,

Nous appelons les parents :
·    à écrire aux recteurs de leur académie pour refuser ces « réformes » qui nuisent à l'école de leurs enfants,
·   à interpeller leurs députés pour exiger d'eux un engagement clair en faveur de l'école

lundi 14 juin 2010

Ecole en carton...

MONTPELLIER - L'ÉCOLE maternelle Beethoven (construite en PRÉFABRIQUÉS) a été détruite par un incendie fin 2009. Choqués par la décision de la MAIRIE de MONTPELLIER de reloger une nouvelle fois les petits élèves dans des PRÉFABRIQUÉS à la rentrée prochaine, parents, enfants, musiciens et habitants du quartier se mobilisent dans la BONNE HUMEUR, mais farouchement DÉTERMINÉS, pour que les enfants puissent enfin aller dans une "ÉCOLE POUR DE VRAI"

mardi 1 juin 2010

Et ça continue...

Article du Monde.

Pour tenir l'objectif du non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux pour la période 2011-2013, le ministère de l'éducation nationale sollicite les académies. Lors d'une réunion avec les recteurs, début mai, un document a été discuté qui propose une méthode et une dizaine de "leviers" possibles...
suite ici

Retenez bien surtout l'idée d'augmenter encore et encore le nombre d'élèves par classe...
Il faut avoir fait l'ENA ou Polytechnique pour avoir des supers idées comme celle là pour économiser de l'argent !

vendredi 28 mai 2010

Soutenons ceux qui défendent nos libertés !

Courrier collectif au ministre de l’Education Nationale le 25/05/2010

Signé à ce jour par 70 organisations

Monsieur le Ministre de l'Education Nationale,
 

Suite à la décision du 30 mars 2010 prise par Madame l’Inspectrice d’Académie de l’Isère, Claude Didier et Rémi Riallan se sont vu retirer leur fonction de directeur d’école au seul motif qu’ils refusaient de renseigner la base de données Base Elèves 1er Degré. Ils rejoignent ainsi la liste déjà conséquente des directeurs sanctionnés pour avoir défendu les droits de l'enfant, et dont le nombre atteint à présent la douzaine[1].

Pourtant, en date du 20 novembre 2009[2], la Ligue des Droits de l'Homme avait considéré, par l'intermédiaire de son président national, "que les instituteurs nommés ci-dessus obéissent à un impératif éthique en lien étroit avec la Convention internationale des droits de l’enfant, et ne devraient donc pas être sanctionnés".


Plus récemment, dans un rapport du 24 février 2010[3], Margaret Sekaggya, Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l’homme auprès des Nations Unies, mentionne qu’elle a adressé au gouvernement français, conjointement avec le Rapporteur spécial sur le droit à l’éducation et le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme des migrants, une lettre d’allégations au sujet de la mise en œuvre du traitement de données Base Elèves 1er Degré. Dans cette lettre datée du 10 décembre, à laquelle la France n'avait toujours pas répondu lors de la remise dudit rapport, "des craintes ont été exprimées quant au fait que les mesures disciplinaires prises à l’encontre" des directeurs d’école refusant de renseigner Base élèves "soient liées à leurs activités non violentes de promotion et de protection des droits de l’homme, notamment du droit au respect de la vie privée". Les six directeurs isérois[4] cités sont ainsi reconnus comme des défenseurs des droits des enfants[5] comme le sont et le seront tous les enseignants sanctionnés pour ce motif, et les décisions des Inspecteurs d'Académie sont reconnues comme allant à l'encontre de cette instance des Nations Unies.
 
En sanctionnant ces directeurs, les Inspecteurs d'Académie de l’Isère, du Vaucluse, de l’Ariège, des Hauts de Seine et de l’Hérault n’ont respecté ni les droits de l’homme, ni les droits de l’enfant, ni la résolution de l'ONU de 1999 qui stipule que "nul ne peut être châtié ou inquiété pour avoir refusé de porter atteinte aux droits de l’homme"[6], ni les avis du Comité des droits de l’enfant et du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.
 
Condamnant ces manœuvres d’intimidation censées ébranler la détermination des directeurs qui refusent encore d’entrer dans ce dispositif ou qui, forts des recommandations des Nations Unies, ont décidé de cesser de l’alimenter, nous souhaitons que, sous votre autorité, tous les Inspecteurs d'Académie puissent satisfaire aux injonctions faites à l’Etat français par les instances internationales de défense des droits de l’homme. En conséquence, nous vous demandons de lever toutes les sanctions prises à l'encontre des directeurs d'école qui refusent d'alimenter le fichier Base Elèves 1er Degré.
 
Sans attendre que la justice française statue sur les 1800 plaintes déposées auprès des Tribunaux de Grande Instance et sur les recours déposés au Conseil d'Etat, nous espérons que vous saurez entendre les revendications portées par les parents d'élèves et les citoyens, les directeurs d'écoles et les enseignants, les syndicats d'enseignants mais aussi d'avocats et de magistrats. Tous exigent que l’anonymat redevienne la norme en matière d’éducation, que chaque élève ait un dossier au niveau local, ni centralisé ni partageable, ni consultable à distance. En conséquence, nous vous demandons d'abandonner Base Elèves 1er Degré et de détruire les données collectées irrégulièrement dans la Base Nationale Identifiant Elèves (BNIE).

Le Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies : «  recommande en outre à l’État partie de ne saisir dans les bases de données que des renseignements personnels anonymes et de légiférer sur l’utilisation des données collectées en vue de prévenir une utilisation abusive des informations. »[7]

Plus que jamais, il nous paraît indispensable que l'Education Nationale montre l'exemple en respectant les conventions internationales qui régissent les droits de l'homme et de l'enfant, pour tout ce qui a trait au respect de la vie privée.

PREMIERS SIGNATAIRES

Collectif National de Résistance à Base Elèves (CNRBE), Réseau des enseignants du primaire en résistance, Collectif Anti Hiérarchie (CAH), Appel des Appels, Appel des 200 maîtres contre les évaluations nationales, Ecole en Danger, Fédération France Parents, Mouvement Antidélation, Association Française Janusz Korczak (AFJK), Centres de Recherche des Petites Structures et de la Communication (CREPSC), CIMADE, Défense des Enfants International France (DEI), Fédération Nationale pour l’Ecole Rurale (FNER), Groupe Français d’Education Nouvelle (GFEN), ICEM Pédagogie Freinet, MRAP, RESF, Organisation Femmes Egalité, Privacy France, Syndicat des Avocats de France (SAF), Syndicat de la magistrature, Union Syndicale Solidaires, CGT Educ’action, Fédération des Travailleurs de l’Education de la CNT, Fédération SUD Education, UDAS, Emancipation Tendance intersyndicale, Ecole Emancipée, Sections départementales du Snuipp (03, 08, 16, 17, 21, 25, 26, 31, 34, 38, 39, 43, 44, 47, 49, 50, 60, 64, 67, 72, 73, 81, 82, 85, 88, 90, 94), Sections départementales de la FCPE (64, 66, 94), Sections de la LDH (Châtenay-Malabry, Montpellier, Grenoble, Pau, Sartrouville, Toulon, Fédération des Bouches du Rhône), Collectif Sauvons l’Ecole Pour Tous – SEPT (Bruche, Strasbourg, Haut Rhin), Comité de Vigilance d’Aubervilliers contre l’expulsion des Familles et Elèves Sans Papiers, Francas 93.
Avec le soutien de André Ouzoulias et Hubert Montagner.

[1] A notre connaissance, ont été sanctionnés :

  • Jean Yves Le Gall (Isère) : retraits de journées de salaire et d'emploi de directeur le 29 mai 2009, muté d’office le 1er septembre 2009.
  • Fabienne Bernard (Hauts de Seine) : retrait de sa fonction de directrice et de son poste d’enseignante le 19 juin 2009.
  • Isabelle Huchard (Hérault) : blâme le 2 avril 2009, retrait d'emploi de directrice le 27 août 2009.
  • Bastien Cazals (Hérault) : blâme le 7 juillet 2009, retrait d'emploi de directeur le 27 août 2009.
  • François de Lillo (Ariège) : retrait de la fonction de directeur le 31 août 2009, muté d’office le 1er septembre 2009.
  • Christian Gerbelot-Legris (Isère) : perte de sa fonction de directeur par fusion d'école le 29 mai 2009 et refus de sa candidature pourtant prioritaire.
  • Claudia Chiaramonti (Vaucluse) : blâme le 16 décembre 2009.
  • Claude Didier (Isère) : retraits de 11 journées de salaire et de l'emploi de directeur le 30 mars 2010.
  • Rémi Riallan (Isère) : retraits de 11 journées de salaire et de l'emploi de directeur le 30 mars 2010.
  • Patricia Arthaud (Isère) : retraits de 9 à 11 jours de salaire en 2009.
  • Élisabeth Heurtier (Isère) : retraits de 9 à 11 jours de salaire en 2009.
  • Michel Duckit (Isère) : 9 jours de retraits de salaire en 2009.
  • Colin Sanchez (Vaucluse) : blâme le 2 avril 2010.

[2] Courrier du 20 novembre 2009 adressé à la Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l’Homme : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3604

[3] Rapport présenté au Conseil des Droits de l’homme par la Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies sur la situation des Défenseurs des droits de l’homme dans le monde (pages 129 et 130 du document, paragraphes 839 et suivants) : http://retraitbaseeleves.files.wordpress.com/2010/03/onu-a-hrc-13-22-add1_efs.pdf

[4] Historique de la situation des directeurs isérois : http://retraitbaseeleves.wordpress.com/cirbe/

[5] Communiqué du CNRBE du 12 mars : http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2010/03/12/droits-enfants-directeurs-confortes-onu/

[6] Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus : http://www2.ohchr.org/english/issues/defenders/docs/declaration/declaration_fr.pdf

[7] Observations finales du Comité des droits de l’enfant du 11 juin 2009 (pages 6, 11 et 12 du document, paragraphes 20, 21, 50 et 51) : http://www2.ohchr.org/english/bodies/crc/docs/co/CRC.C.FRA.CO.4_fr.pdf
Articles du CNRBE concernant le respect des recommandations du Comité des droits de l'enfant : http://retraitbaseeleves.wordpress.com/juridique/


--
Lettre d'infos externe du Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE)
Site web: http://retraitbaseeleves.wordpress.com
Contact: base-eleves@orange.fr

samedi 17 avril 2010

Rêvons un peu ...

Il ne nous reste plus que les guignols pour parler d'école à la télé !

jeudi 15 avril 2010

Luc FERRY au secours !

AFP, mardi 13 avril 2010


Éducation: les postes supprimés rapportent peu comparés aux problèmes posés (Luc Ferry)

Les suppressions de postes d'enseignants rapportent peu comparés aux problèmes qu'elles posent, a estimé dans Le Monde daté de mercredi l'ancien ministre de l'Education nationale Luc Ferry, en critiquant aussi les réformes de la formation ou de la carte scolaire.
"Le fait est que ça ne rapporte pas grand-chose par rapport auxproblèmes que ça pose", a déclaré M. Ferry, qui fut ministre de 2002 à 2004.

"Avec les actuelles suppressions de postes, on économise 500 millions d'euros par an. Cela plombe le ministre, empêche les réformes audacieuses et les économies sont annulées dans la seconde par d'autres décisions, comme la suppression de la pub à la télévision publique ou la TVA pour les restaurateurs, qui font perdre environhuit à dix fois plus que ce qu'on a économisé à l'éducation! ça vaut la peine ?", s'est-il interrogé.
La réforme de la formation des enseignants, dite "masterisation", "est calamiteuse" et l'actuel ministre "Luc Chatel le sait", a ajouté M.Ferry. Son prédécesseur "Xavier Darcos lui a laissé une grenade dégoupillée. Supprimer les stagiaires est une idée de gestionnaire au petit pied. Cela fait gagner 15.000 postes, mais sur une seule année, ce qui ne règle rien au fond. C'est le type même d'une mesure cynique", selon Luc Ferry.

L'ancien ministre a encore qualifié la réforme de la carte scolaire de "pure blague" qui "n'a fait que renforcer les communautarismes" et a répété "avoir toujours été contre" la suppression des allocations familiales pour lutter contre l'absentéisme des élèves car "c'est ajouter la misère à la misère".

dimanche 11 avril 2010

C'est pour quand la révolution ?

Les compétences des nouveaux profs...


Pour ceux qui n'ont pas pu venir et pour ceux qui n'ont pas tout vu...ci-après l'enregistrement du Forum