lundi 19 octobre 2009

Et toujours de la médiatisation ridicule....par un ministre qui n'y connait rien.

P.... ! que deux ans et demi !
C'est quand qu'on se réveille ?


Le premier jardin d'éveil privé vient d'ouvrir ses portes...

Libé en ligne:

Des enseignants orléanais dénoncent le show ministériel de Luc Chatel

IMG_1781 MANIFESTE. Dire que les enseignants du lycée Voltaire d’Orléans La Source ressortent satisfaits de la rencontre avec leur ministre de tutelle (LibéOrléans du 14 octobre 2009) relèverait de la propagande. L’exercice de communication ministérielle passe visiblement très mal auprès d’une large majorité d’entre eux qui vient d’adresser une lettre ouverte à Libération. Ils mettent en garde leurs collègues enseignants, acteurs involontaires de la tournée ministérielle, Orléans en étant la première étape. (Lire la suite...)
«Le 13 octobre 2009, des enseignants du lycée Voltaire ont été invités à rencontrer le ministre. Ils tiennent à faire savoir qu’il leur a été impossible de préparer cette rencontre dont ils ont été avertis au dernier moment. Aucun ordre du jour ne leur était proposé; aucun support ne leur était soumis; aucune concertation préalable n’a été possible dans l’urgence.
Le 14 octobre, 25 enseignants, sur les 170 que compte le lycée, se sont rendus à la rencontre qui a duré une heure: 35 minutes d’exposé par le ministre de quelques axes de la «réforme» / 25 minutes de questions des enseignants.
En réalité, aucune discussion n’a eu lieu: il n’était pas possible de répondre au ministre; les enseignants n’ont jamais pu formuler de propositions. Il ne s’agissait en aucun cas d’une concertation.
Des interrogations demeurent car certaines propositions du ministère n’ont pas été présentées oralement alors qu’elles figurent dans un dossier distribué seulement à l’issue de la réunion: qu’en est-il par exemple du tronc commun instauré en classe de première?
La plupart des questions concrètes d’organisation, de rémunération, de postes sont restées sans réponse. Le ministre, arguant de la volonté de ne pas clore toute discussion, s’est contenté de décliner de grands principes consensuels tant ils sont généraux.
Les enseignants ont le sentiment d’avoir assisté à une opération de communication bien rodée. Ils tiennent à souligner qu’ils n’en sont pas dupes et incitent leurs collègues des autres académies visitées à être vigilants».

lundi 5 octobre 2009

La guerre des lettres

La lettre au Président par les Enseignants Désobéisseurs : ici

La lettre au Ministre de l'Institut Coopératif de l’École Moderne : ici

Lettre au Président de la République du Comité des Droits de l'Enfant : ici


Et une vidéo de rentrée pour rappeler la "vraie" finalité des réformes gouvernementales.


mercredi 30 septembre 2009

Viré de l'école à 16 ans...

Il y a les enfants de 2-3 ans sans école. Et bien c'est pas grave, les parents ont l'habitude de se débrouiller pour la garde des petits : les mamans qui ne travaillent plus, les grand-parents mis à contribution, ou le porte monnaie pour les nounous...

Premier licenciement.
Et puis il y a les enfants qui ont 16 ans, et là c'est plus grave si leur cursus scolaire n'est pas impeccable. Pas le droit au redoublement, pas le choix des filières, à la rue.
Voici le résultat de la suppression des postes d'enseignants. Moins de classes, moins d'élèves acceptés, donc pas le droit à l'erreur.
Sinon c'est la rue, à 16 ans !
Combien de familles sont elles dans cette situation ?

Reportage France Inter :
Texte :
Les laissés pour compte de la réforme de l’enseignement professionnel

 

 Audio : ici

lundi 28 septembre 2009

La grenouille est-elle cuite ?

Mais non, mais non (ti ti pi di bi)
Mais non, mais non (ti ti di ti)
Mais non, mais non (ti ti bi di bi, bi di bi, bi di bi, bi di bi di di di di)


Notre gouvernement ferme nos écoles publiques et finance avec nos impôts les écoles privées.
Loi Carle suite : ici

Pétition :  Signez la pétition de soutien aux actions du collectif national


Pétition avec l'autorisation de la CNIL :
Agrément CNIL N°1382756.

Aujourd'hui, le collectif Ecole en Danger poursuit ses actions pour défendre l'école publique, gratuite et laïque. Pour cela, nous devons savoir combien de citoyens représente le collectif. Cette information est devenue primordiale. Nous avons été beaucoup, nationalement, à manifester notre désaccord sur les "réformes Darcos".
Continuons à dire NON !
Un homme en colère est un homme qui n'a pas su dire non et éprouve, en plus, le remords de ne pas l'avoir fait. [Tahar Ben Jelloun]



lundi 21 septembre 2009

La destruction pernicieuse....

...et l'insurrection silencieuse.

Petite revue de ce qui se fait dans votre dos :

        et aussi  Communiqué de la DEI
  •  Les communes vont être obligées de financer les écoles privées : bientôt à l'assemblée ce 28 Septembre 2009
           Loi CARLE - ARTICLE 89
           Les Maires de France s'insurgent.
           Pour tout savoir en texte, son ou image :  http://ecoledeproximite.lautre.net
           Surveillez vos députés ce jour là, ayez un œil sur eux : tv-députés

  •  Les inspecteurs généraux "au rapport" sur l'année scolaire précédente dans le bureau de Luc CHATEL.
           Troisième note de synthèse sur la mise en oeuvre de la réforme de l'enseignement primaire
           C'est long (31 pages) mais très facile à lire : ici
            Et pour l'analyse résumée : ici

Et des bonnes nouvelles pour les résistants :
Base Elève
Ci-dessous une information envoyée par Maître Jean-Jacques Gandini, avocat référent du CNRBE (et du collectif héraultais) coordonnant les dépôts de plaintes collectifs dans toute la France :

"(...) Une nouvelle étape vient d'être franchie.
La vice-procureur de Paris, Béatrice Bossard, vient de me confirmer avoir été destinataire de l'ensemble des plaintes déposées sur le territoire national et avoir saisi la Brigade de Répression de Délinquance contre la Personne pour diligenter une enquête sur les faits dénoncés."

Collectif Héraultais de Résistance à Base Elèves
CHRBE: http://chrbe.free.fr

Et un livre
L'Appel des appels : Demain, lorsque « la société des individus » sera définitivement installée, ce sera trop tard ; trop tard pour soigner, trop tard pour enseigner, trop tard pour chercher, trop tard pour juger en toute indépendance... suite ici

lundi 14 septembre 2009

Le retour vers le passé continue....

« Moins de profs mais un même taux d’encadrement » assure le nouveau ministre Luc Chatel : maaagie !

Au niveau des maternelles, dans l’Hérault, on est passé  de 31% d’enfants de moins de 3 ans scolarisés en 2000 à environ 9% en cette rentrée. Les mairies ont bien inscrit les enfants mais le gouvernement n'a pas fourni les enseignants !
Mais qui garde donc les petits qui ne sont plus accueillis dans les maternelles ?  Les mamans qui ne pourrons plus aller travailler et les sociétés privées pour ceux et celles qui ont les moyens financiers.(voir l'article du Midilibre de ce jour : ici )
On débauche dans l'éducation Nationale et on embauche dans les structures commerciales.

 Fichier Base Elève : traitement de faveur envers les écoles privées (dites "libres"), article de la Ligue des Droits de l'Homme

Pétition :  Signez la pétition de soutien aux actions du collectif 

Pétition avec l'autorisation de la CNIL :
Agrément CNIL N°1382756.

Aujourd'hui, le collectif Ecole en Danger poursuit ses actions pour défendre l'école publique, gratuite et laïque. Pour cela, nous devons savoir combien de citoyens représente le collectif. Cette information est devenue primordiale. Nous avons été beaucoup, nationalement, à manifester notre désaccord sur les "réformes Darcos".
Continuons à dire NON !

vendredi 11 septembre 2009

Une maman en colère

La gestion du personnel par l'Inspection d'Académie est vraiment mauvaise. Ce n'est pas pour défendre les enseignants, mais ils vont là où on leur dit. Et encore, pour l'instant les remplaçants sont des enseignants formés à l'IUFM. On verra quand les remplaçants seront des "précaires".

Message d'une maman qui vient d'apprendre comment va se dérouler l'année pour son fils en CM2.

Message de Nicole (10/09/2009) :

Je n'en peux plus du système scolaire français, je vous jure ça devient pathétique!

Voici les faits: mon fils Antoine est entré au CM2 cette année. C'est un enfant qui a rencontré des difficultés d'apprentissage pour moult raisons mais qui a travaillé tant et plus pour se mettre à niveau.
 Franchement je lui tire mon chapeau à ce bout de choux, il a vraiment bossé comme un fou.
 Bref, le voilà à peu près sorti d'affaire et il lui reste un an avant d'attaquer la 6ème pour consolider ses acquis ! Super !

Mais là, ô surprise, cette année il aura deux institutrices, puisque l'une d'entre elle est la nouvelle directrice et que deux jours par semaine elle est détachée pour l'administratif.
Tout cela n'est pas bien grave me direz vous!
 Sauf que la 2ème institutrice est enceinte et qu'elle doit s'arrêter à la Toussaint. Evidement un remplaçant est prévu pour son congés maternité, donc tout va bien dans le meilleurs des monde!
Mais non, parce qu'elle prend un congés parental (elle a bien raison de s'occuper de son bébé), et là il y aura aussi un remplaçant prévu mais différent car celui du congés mater ne peut pas être celui du congés parental (pourquoi ? mystère et boule de gommes.)
Comme un bonheur n'arrive jamais seul voici la suite:
La directrice n'est pas encore formée, donc elle partira en formation et elle aussi sera remplacée mais par un troisième remplaçant. Vous me direz nous n'en sommes qu'a trois!
Ah mais néni car j'ai omis de vous préciser que l'institutrice qui attend un bébé a fait la rentrée mais vient de se mettre en maladie (je ne sais pas jusqu'à quand...?) donc Antoine vient d'avoir un remplaçant pour 2 jours,  et si elle est prolongée ce n'est pas lui qui reviendra la semaine prochaine!
Vous avez réussi à suivre? Bravo, même moi je m'y perds !
Pour récapituler: mon fils va voir défiler au minimum 5 instituteurs cette année, au maximum ... Je ne veux pas le savoir!
 Je suis en colère face à ce système qui fabrique de l'échec scolaire à la pelle, face à l'inertie de certains instituteurs qui ne voit pas que l'école publique et leurs emplois sont en danger, et qui ont déjà baissé les bras avant même d'avoir levé le poing. Je suis en colère devant les oeillères de la plupart des gens! Sommes nous comme dans l'histoire de la grenouille et de la marmite: trop endormis pour faire le bond qui nous sauvera la vie!
Voilà! Je me sens Don Quichotte à défendre un service public dans lequel je ne crois plus parce que lui même a perdu la foi!
C'était juste mon coup de gueule de cette année! Je vais changer mon fils d'école (il est d'accord), le mettre dans une classe ou l'instituteur sera à priori le même toute l'année.
 Je ne me suis pas encore résolue à le mettre dans le privé, pourtant je fais partie de ces gens qui pourraient payer sans trop se saigner mais je m'y refuse encore.
Je ne veux pas baisser les bras tout de suite, alors je brandis encore mon poing de maman en colère, peut être pour rien, peut être tout simplement pour ne pas avoir honte du monde que je laisse a mes enfants!
Je ne suis pas institutrice, je suis infirmière. Ce que vit l'école publique l'hôpital le vit aussi, mais les conséquences sont visibles plus rapidement, voir immédiatement dans la santé (complications, escarres, décès, etc..). Les infirmières finissent en prison et les médias en fond leurs choux gras alors que dans l'éducation il faudra plusieurs années pour réaliser l'ampleur des dégâts mais ils seront tout aussi dramatiques j'en suis persuadée!
 Nos actes ont des conséquences, alors je vous en prie réveillez vous, le quart monde n'est plus en Afrique ou en Inde, il est en France et nous contribuons à le fabriquer tous les jours par notre silence et notre inaction!
Une maman en colère